Notre four sera bientôt sur la place du village !

Vue d'un jardin verdoyant avec une maison blanche et un petit bâtiment annexe en arrière-plan, entouré d'arbres. Des personnes marchent sur un chemin pavé.

Commencée il y a environ huit ans la rénovation du parc Duden se poursuit. Après de lourdes interventions destinées à adapter et protéger les espaces boisés et la rénovation des bâtiments dont notre fournil il y a trois ans, c’est maintenant le tour des voiries et de la gestion des eaux. Les chemins vont être pourvus de nouveaux revêtements plus perméables et mieux adaptés au trafic; par la même occasion de nouveaux espaces vont être créés ou complètement réaménagés. Le grand espace devant notre fournil va changer de look !

L’ensemble offrira l’aspect d’une place de village pavée rectangulaire entre le débouché du chemin à côté du four et la façade de la villa Mosselman, avec des arbres, des bancs, poubelles …
Le chemin et l’escalier face au pavillon seront légèrement détournés de façon à restaurer la perspective initiale voulue par Monsieur Duden, ils dééboucheront un peu plus près de notre fournil.

Plan détaillé d'un aménagement paysager avec des chemins, des arbres et des espaces verts.

L’ensemble des interventions s’étend d’août 2026 à fin 2027 en plusieurs phases. Celle qui nous concerne directement (zone n°2 sur le plan de Beliris) est planifiée pour début 2027. S’ils tiennent leurs délais nous ne serons pas trop impactés et pourrons reprendre nos activités au printemps comme chaque année.

Carte d'un parc avec des sentiers marqués en rouge, des zones herbeuses et un stade en haut à droite.

Le four banal d’Arvieux

Elisabeth, qui a participé à un atelier a l’oeil bien ouvert pendant ses vacances : de passage à Arvieux dans le Queyras elle a repéré pour nous ce magnifique four de village. Il en reste, paraît-il, beaucoup dans la région.

mais c’est quoi un four banal?

Le mot « ban » provient du vieux germain « banna » qui signifie « commandement »

La construction des banalités faisait appel à des connaissances techniques et exigeait une importante durabilité, ce qui impliquait des dépenses importantes. Les habitants n’avaient donc pas les moyens de construire un four, un moulin, ou un pressoir.

Ces constructions essentielles sont présentes dans chaque village. Durant les combats, les banalités étaient endommagées par les assaillants. Les réparations, longues ou inachevées privaient la seigneurie de ressources économiques et alimentaires.

Plus tard avec l’accord du seigneur, certains bourgeois fabriquèrent des fours chez eux. Les habitants continuaient de verser une redevance au seigneur mais pouvaient accéder au four plus régulièrement.

Les différentes taxes, dont le ban, disparaîtront progressivement jusqu’à cesser d’exister après la Révolution française. Les fours banaux deviendront des fours communaux mais leur utilisation perdurera plusieurs siècles.

(source : Wikipedia)

et aujourd’hui ?

Les noms de lieux, de chemins et de coutumes restent bien ancrés dans l’usage populaire, souvent durant des siècles, même s’ils n’ont plus de justification. On ne parle plus guère de droit de tonlieu ni de cens mais l’adjectif banal est resté en usage car il est souvent associé aux moulins, fours et pressoirs qui ont subsisté dans notre paysage et ont très souvent continué à être des points de repère.

Le souci d’une alimentation naturelle, locale et bio, renforcé par les crises climatiques et sanitaires ont réveillé et renforcé l’intérêt pour ces patrimoines. Ils ont favorisé l’éclosion de groupes locaux à la recherche de meilleures valeurs. Au moment où la bétonnisation s’attaque à faire disparaître ces derniers témoins d’autres les redécouvrent et les remettent en lumière, à la recherche de pratiques plus saines : des moulins sont restaurés, remis en état et produisent; des villages défendent leurs derniers fours et les font revivre et dans les villes des citoyens en construisent de nouveaux.

Vous avez dit banal?

découvrir et faire connaître nos fours


Vous êtes en vacances, en excursion …
Sur votre parcours vous découvrez un four, un moulin à eau ou à vent, une boulangerie qui en vaut la peine. Bondissez sur votre appareil photo -votre téléphone fera aussi l’affaire- prenez quelque renseignements et faites part de votre découverte, nous en ferons un petit article.

Cet été, en plus, vos clichés seront mis en valeur dans un album. Aucune importance s’ils ne sont pas techniquement parfaits. Rendez-vous sur notre Concours photos de l’été pour plus d’info.

Toutes les photos peuvent aider, n’hésitez pas, cela fait vivre votre site.